Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 13:33

Pourquoi les endives sont amères et les patates douces ?

 

Citons premièrement Pierre Desproges, à propos de l’endive : « L'endive est fade jusqu'à l'exubérance. En tant que vivante apologie herbacée de la fadeur, elle est l'ennemie de l'homme qu'elle maintient au rang du quelconque, avec des frénésies mitigées, des rêves éteints sitôt rêvés et même des pinces à vélo. L'homme qui s'adonne à l'endive est aisément reconnaissable : sa démarche est moyenne, la fièvre n'est pas dans ses yeux, il n'a pas de colère et sourit au guichet des Assedic. Il lit Télé 7 jours. Il aime tendrement la banalité. Aux beaux jours, il vote, légèrement persuadé que cela sert à quelque chose. »

 

Citons ensuite Jean Dion (qui n’est pas le père de Céline bande de lecteurs assidus de VSD, mais un journaliste sportif québecois), à propos de la patate : « On n'explique jamais autrement que par des dispositions personnelles les qualités humaines, la générosité, la charité, l'art de faire de bonnes patates frites. Pourquoi, en revanche, faut-il que les défauts soient toujours imputés à des agents exogènes ? ».

 

Que pouvons-nous tirer comme conclusion de tout ceci ? Et bien je n’en sais fichtre rien. Mais en tout cas, c’était deux très belles citations.

Mais ainsi que je le faisais remarquer à mon ami Henri hier, « la patate, c’est à chier, Parmentier, non ? Parlons plutôt de vrais légumes ». Il opina du chef. Et toi, devant ton écran, qu’est-ce que t’endive ?

 

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Oui, Edouard Cissé va bientôt sortir sa biographie.


 

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Oui, voilà pourquoi sa biographie parle aussi coiffure. Edouard, c'est Patrice Loko, mais avec des poils.

 

Il est assez drôle de voir que l’opprobre jetée sur les endives se vérifie au plus haut sommet de l’état. En effet, chacun se dispute le ministère de l’autre, mais chacun reste mou dans son propre fief. Ce qui rend bien souvent le ministère amer, ce qui se lit sur le visage des endives qui sont chargées de nous gouverner.

 

Mais si l’endive a ses détracteurs (souvent Bayrouiste, ce qui est pratique, l’endive se cultivant, il faut bien labourer), elle a aussi eu ses partisans. Implantée dans les années 2000 dans les régions du sud propices à l’évasion des saveurs (et de la fiscalité), sa saveur quelconque fut noyée dans un doux parfum de coupe d’Europe et dans les vapeurs de Porto. C’est dans le temple de la gastronomie  française, Paris, que toute l’amertume de l’endive éclata au grand jour. En effet, c’est au milieu d’une composition alimentaire d’une fadeur proche de la quenelle (mais pas équivalente, faut pas déconner non plus) que le pot aux roses fut découvert. L’endive s’acclimate mal au climat rude du nord, avec ses multiples crachins footbalistique. De plus elle perdit son étoile glanée lors de ses années monégasques, les journalistes sportifs s’arrêtant souvent au milieu de leur jugement, ne se déjugeant jamais. C’est donc délestée de son étoile au guide Michemin qu’elle partit voir ailleurs si elle y était appréciée. Elle eût plusieurs pistes et c’est la Turquie qu’elle choisit d’abord, vociférant qu’on ne la prendrait pas en sandwich entre deux clubs et claironnant « j’ai le choix ( r ) moa ». Las, elle déchanta bien vite devant les mensonges de son agent Otto qui l’envoya là-bas. Tout le monde sait qu’Otto ment. Bref, le climat pour son épanouissement, c’est le sud, et elle y est désormais cultivée, toute heureuse de partager le pré avec une ribambelle de nains de jardins.

 

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Comment je fais passer le goût de l'endive ? Je mets un joueur de chaque côté avec des jambons comme ça.

Par Pr Nico Lestairol & Dr Georges Cloonesque - Publié dans : Les huiles de jojobards
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Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /Fév /2010 12:14

Pourquoi ne faut-il pas couper ses spaghettis et se démerder pour les manger à la cuillère, ce qui, bien évidemment, est totalement infaisable.

 

Culinairement parlant, couper ou non ses spaghettis ne change en rien le goût et la texture de ceux-ci. Ceci est à été prouvé dés le VIème siècle avant notre ère (quand je dis « notre », c’est pas notre ère à nous les rédacteurs du blog hein, c’est notre ère à nous au sens large, je veux dire notre ère du temps, celle qu’on utilise tacitement, l’époque contemporaine si vous préférez… bon nan laissez tomber, vous comprenez rien). Ceci a donc été prouvé il y a de ça « fort longtemps » par Linguine le Jeune, un aristocrate romain qui a entre autre assisté à une éruption volcanique à bord d’un bateau, genre c’est un exploit enfin bon bref, et puis c’est à peu prés tout ce qu’il a fait de sa vie en fait.

 

Non. Couper ses spaghettis, c’est bien plus que cela. C’est un symbole, et même plus qu’un symbole, un acte blasphématoire. Blasphématoire envers qui me direz-vous ? Et bien blasphématoire envers les adeptes du pastafarisme, un mouvement religieux très influent dans le nord-est de l’Emilie-Romagne (une meuf, laissez tomber aussi vous la connaissez pas) du Sud. Ces membres, qui vénèrent un Dieu appelé « Flying Spaghettis Creator » (le « Créateur en Spaghettis volants » –ouai, on est polyglottes à défaut d’être polygames sur ce blog) ont érigé en dogme sacré le fait de ne pas couper les spaghettis. Tout simplement parce que selon leur croyance, tout être vivant sur Terre n’est en fait qu’une création du FSC (ou « Flying Spaghettis Creator », mais maintenant qu’on le connait on l’appelle par son petit nom), qui a la capacité de donner vie aux pierres, aux roches, ou encore aux cailloux en les touchant avec son « Appendice Nouillesque ». Couper les spaghettis, ce reviendrait donc pour eux à émasculer le FSC, ce qui n’est bien sur pas concevable car dans ce cas là le cycle de la vie s’arrêterait.

 

C’est un peu plus tard, par respect de l’œcuménisme et pour éviter une guerre civile entre pastafaristes et catholiques, que le Pape Pie Perade décida que les spaghettis ne devaient jamais être coupés par quiconque. Tradition qui perdure aujourd’hui.

 

Il convient également de narrer les miracles réalisé par un médecin facétieux, monsieur Bol, qui prétendait pouvoir guérir la bêtise féminine avec des spaghettis assaisonnées de sauce tomate et de viande. Et pour administrer ce précieux remède, on donnait donc les fameuses spaghettis à la Bol aux niaises.

 

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Les coupeurs de spaghettis finissent comme cela : au banc de la société.

Par Pr Nico Lestairol & Dr Georges Cloonesque - Publié dans : Les huiles de jojobards
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 11:31

Remontés à blog est en deuil.

Chers lecteurs, chers amis, mes p’tites louloutes

C’est avec la gorge nouée et le cœur serré que nous avons appris la triste nouvelle. A croire qu’en cette année 2010 la nature a décidé de s’acharner contre l’humanité car après le séisme en Haïti, deux catastrophes aériennes et la disparition annoncée du tigre du Mékong, une autre tragédie s’est abattue sur nous : Grégory Bourillon nous a quitté.

Il était approximativement 17h56 hier, lundi 1er février, quand le couperet est tombé via un laconique bandeau en bas d’écran aperçu sur l’EquipeTV : notre Riri, notre Boubou, notre Grillon, a décidé de s’envoler sous d’autres cieux, ou l’odeur de merlu pas frais remplace probablement le doux fumet de la pollution francilienne. Ho, j’entends déjà les mauvaises langues se réjouir de son départ, usant de blagues peu fines comme « Ah parce qu’il était encore là ? J’avais pas vu », ou de méchancetés pas gentilles comme « C’est normal pour une buse de s’envoler ailleurs ». Mais nous, à Remontés à Blog, on l’aimait bien Grégory. Au fil des semaines et des articles postés à la rache, on avait appris à l’aimer. Et c’est donc la gorge serrée et le cœur noué, ou l’inverse peu importe, que nous vous proposons cette funeste oraison funèbre. RIP Grég’.

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A la mémoire de Grégory Bourillon, en guise de dernier adieu à notre plus fidèle souffre-douleur.

L’horizon se couvre dans nos cœurs, et la peine envahie nos chaumières déjà frigorifiées par la rudesse de l’hiver, depuis que Grégory s’en est allé. Son image restera à jamais gravée dans nos mémoires, et le visage de cet enfant sera pour toujours synonyme de regrets pour tous les membres de notre communauté. Regrets de ne pas avoir su te dire à quel point on t’aimait, toi qui était notre ultime recours aux titularisations systématiques de Sammy Traoré. Regrets de n’avoir pas su voir à quel point tu souffrais dans ton for intérieur tandis que, stoïque, tu affrontais l’infamie d’une énième boutade sur ton manque de vivacité intellectuelle. Regrets de ne pas t’avoir demandé le cheat-code du niveau 8 de Pokemon Emeraude sur Nintendo DS, parce que j’arrive pas à le passer ce level c’est trop relou.

Mais alors même que, trop lourdes, nos paupières se ferment ployant sous le chagrin, le jour se fait en nous et nous repensons à tout ce que tu nous a apporté. C’est à dire rien. Et ce rien, ce vide, raisonne dans nos âmes comme une allégorie de la cruauté de notre condition. Car oui Grégory, oui. Tu as traversé nos chemins telle une ombre translucide, et ta présence erratique ces trois dernières années nous enseigne une formidable leçon de vie. Car tu as été raillé, houspillé, persiflé, mais jamais tu n’as failli à ta tâche : avec toi, le banc du PSG a toujours été parfaitement ciré. Et rien que pour ça, nous te remercions et te faisons mille poutoux.

Voilà, nous te laissons donc partir le cœur léger, espérant que l’herbe sera plus verte plus prés de tes racines. N’oublie pas de nous envoyer quelques missives relatant tes aventures au pays de la pêche intensive et des marées d’algues vertes. Nous t’aimons tous très fort, pour des siècles et des siècles.

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Par Pr Nico Lestairol & Dr Georges Cloonesque - Publié dans : Niais visage for men
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 15:14

"Une année dans la peau de Grégory Bourillon" (ou l'itinéraire d'un enfant pas comme les autres)


Chapitre 8 : Evidemment, c'est l'hiver


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«Allez, vas-y !»

-  «Mais non Farida, je peux pas faire ça…»

-  «Tu vas le faire oui ?! Vas-y j’te dis, ils sont bien coupants là, j’ai envie.»

-  « Farida, s’il te plait… J’ai pas la tête à ça, là…»

«Mais j’en ai rien à faire moi de tes problèmes de mercato à Saint-Etienne, mets-moi une fessée avec les crampons !»

-  «Bon, ok…»

 

Grégory s’exécuta, et fessa sa petite amie Farida avec les chaussures que leur avait offert Sébastien Chabal après la rencontre contre les Barbarians. Mais il n’avait pas le cœur à l’ouvrage. Après 3 minutes de fessage sans entrain, il s’arrêta.

 

«Ecoute Farida… faut qu’on parle je crois.»

-  «Qu’est-ce qu’il y a encore ?»

-  «Il faut qu’on parle, de nous deux. Je ne suis plus sûr de vouloir continuer cette relation.»

-  «Comment ça ? Tu veux qu’on casse ?»

«Non, enfin, je sais pas… je t’aime encore ma petite hyène des sables, je te promets, mais je crois qu’on est trop différents tous les deux.»

-  «Ah non, me refais pas ce coup là hein ! C’est toi qui est venu vers moi et maintenant j’te kiffe grave, donc tu restes !»

«Mais je veux plus faire des choses comme ça…»

-  «Rien à foutre, on est ensemble et moi j’aime quand tu me fais mal. T’as voulu m’avoir, maintenant tu m’as. Moi je suis raide dingue de toi, raide dingue car tu vois, c’est la première fois pour moi.»

-  «Et c’est comme cette manie de placer des paroles des G-Squad dans tes phrases, tout le temps… c’est chiant à force tu sais.»

-  «Tu critiques les G-Squad là ? Comment oses-tu faire ça ? Moi, je suis ton cobaye, mes trains déraillent quand je plonge dans tes yeux comme un chercheur d’or, je trouverai la faille derrière tes murailles.»

-  «C’est bon, t’as fini ?»

-  «Les G-Squad ne sont pas finis ! Ils reviendront !»

-  «Mais nan, c’est pas ça, mais… bon, écoute, tu ferais mieux de rentrer chez toi là, faut que j’appelle mon agent de toute façon.»

 

Farida partit en claquant la porte, comme souvent ces derniers temps. Leur relation battait de l’aile et Grégory en avait parfaitement conscience : des caractères trop différents et une jalousie excessive les éloignaient irrémédiablement l’un de l’autre. Cependant, cela n’était pas sa principale source d’inquiétude en ce moment. Il avait de toute façon déjà fait le deuil de sa liaison avec Farida à Noël dernier, lorsqu’elle avait envoyé sa mamie à l’hôpital sous prétexte que celle-ci avait embrassé Grégory sur le front. Qu’elle l’oblige à l’accrocher au poteau de but et lui envoyer des frappes dessus passait encore. Qu’elle lui demande de la fesser avec des crampons de rugbyman, c’était étrange, mais pourquoi pas. Par contre, s’attaquer à sa mamie, Grégory n’avait pu le supporter.

 

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 On l’attendait tous, la collection automne-printemps des Ultras du PSG est enfin disponible.

 

 

 

Non, Grégory Bourillon avait d’autres problèmes en ce moment que de satisfaire les pulsions masochisto-perverses de sa petite amie. Il y a quelques jours de cela, une rumeur apparue sur le site www.maxi-transferts365.com avait annoncé son départ imminent du PSG pour Saint-Etienne. Et ça, ça avait de quoi déstabiliser n’importe quel joueur de foot, aussi médiocre soit-il. Dans un geste de dépit, Grégory prit son téléphone portable et appela son agent.

 

«Salut Léon, je te dérange pas ?»

«Hey, salut Grég’ ! Non tu déranges pas, on prend l’apéro avec les potes là.»

«L’apéro ? Mais Léon, il est 08h30…»

 

Léon Kerploubennec était l’agent de Grégory Bourillon depuis le tout début de sa carrière. Grégory l’aimait beaucoup et lui faisait entièrement confiance. Le seul problème avec lui c’est qu’il n’avait pas de licence d’agent officielle, parce qu’en réalité c’était simplement un ami de la famille de Grégory qui avait un BTS Compta, et qui avait gagné le droit d’être l’agent de Grégory après un concours de 100mètres-chouchen dans un bar de Ploërmel. Mais il était gentil, bien que sévèrement alcoolique. Bref, il était breton quoi.

 

-  «T’as des nouvelles alors ? C’est vrai cette histoire de Saint-Etienne ?» demanda Grégory.

«Roooh, oui, t’as vu cette affaire, c’est dingue hein ?»

-  «T’as reçu des coups de fil toi, quelque chose ?»

-  «Non, personne m’a appelé… mais là en fait mon portable a plus de batterie, et la seule prise qu’on a ici on s’en sert pour la machine à décapsuler électronique. Tu verrais l’engin, c’est magnifique, on en est au 7ème pack et ça décapsule tout seul les…»

-  «Oui, oui, je sais, Sylvain Armand a la même. Mais sérieusement, tu crois que c’est vrai cette rumeur ?»

«Bah c’est maxi-transferts365.com qui l’a sortie quand même…»

«Mais c’est pas possible, pourquoi ils me veulent moi ? Je veux pas aller là-bas, je connais rien de cet endroit, je parle même pas leur langue.»

«Ah ça c’est clair que quitte à faire un transfert à l’étranger autant aller à Auxerre, au moins ils ont du bon vin.»

«Et ça se ferait comment le transfert, tu sais ? Ils proposent combien ? C’est quoi la monnaie qu’ils utilisent là-bas d’ailleurs ?»

«Je sais pas… ils en sont encore au troc je crois. A priori ils voudraient t’échanger contre Mirallas et Varrault. Le truc, c’est que Kombouaré a l’air intéressé.»

«Bon écoute, si on t’appelle tu dis que je veux pas ! Je suis bien au PSG moi, ils ont le chauffage, de la nourriture, et tout mes copains sont ici.»

«Ah, tu t’en ais fait finalement ?»

«Oui, nan, enfin façon de parler quoi… Donc bref, c’est non, moi je reste au PSG. Les mecs ils sont obligés de jouer dans un chaudron tellement il fait froid chez eux, donc c’est bon hein, ça va, je suis mieux ici.»

«OK, bah si j’ai du nouveau je te dirais. Bon, je te laisse là, on va lancer une partie de Trivial Pure-Cuite. T’embrasseras ta maman de ma part.»

«D’accord Léon, à bientôt.»

 

Grégory raccrocha fébrilement le téléphone. Le spectre d’un transfert à Saint-Étienne rodait toujours, à son grand désarroi. Il avait tellement entendu de choses horribles au sujet de cet endroit : le soleil qui ne se lève qu’une fois par an comme au Pôle Nord, le fait que tous les films de zombies soient tournés là-bas parce qu’ils ont déjà les décors et les acteurs, les enfants du coin obligés de manger des galettes de terre durant la moitié de l’année, et des brocolis pendant l’autre. Et aussi leur club de foot encore plus mal géré que les Créteil Lusitanos, avec leurs supporters habillés tous en vert pour rappeler l’époque où il y avait encore des arbres dans le coin. Non, clairement, il était hors de question pour lui d’aller là-bas.

 

 

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 Pour Noël, les stéphanois se font plaisir avec cet alléchant plat typique de la région.

   

 

Un malheur n’arrivant jamais seul (surtout en période de mercato, comme par exemple Everton&Souza, Coridon&Pichot…), deux jours plus tard le PSG devait se fader un match de 32ème de Coupe de France contre une CFA2. Et comme par hasard, c’était contre Aubervilliers, le club formateur de Farida (NDLA : cf. chapitre7). Grégory avait espéré pouvoir jouer pour montrer à Saint-Etienne qu’il n’avait même pas le niveau CFA2, mais Antoine Kombouaré préféra donner sa chance à Sammy Traoré, qui sût parfaitement la saisir. Grégory dû donc passer prés de 2 heures assis sur le banc de touche, dans le froid. Luyindula mis un doublé en première mi-temps, histoire de bien signifier à tout le monde que si même lui y était arrivé c’est que c’était pas pendant ce match qu’on atteindrait des sommets de technique défensive. En plus, le petit Clément Chantôme, le seul avec qui Grégory s’amusait des fois sur le banc, était sur la pelouse. Grégory se demanda bien pourquoi d’ailleurs, vu comment il ne faisait rien. Peut-être qu’Antoine avait oublié de lui donner des consignes, du coup il ne savait pas quoi faire et préférait rester planter là au milieu du terrain. Et cerise sur le gâteau, Farida était venu avec toute sa famille et ses amis d’Aubervilliers, ce qui représentait à peu prés 90% des 13 000 galériens qui étaient venus voir ce match un dimanche soir. Déjà qu’il s’ennuyait ferme, il eut en plus à supporter les « Pariiis est gik-ma » et les « Wesh wesh, Ville Lumière » beuglés par une horde de décérébrés assis juste derrière lui.

 

Une fois le match terminé et rentré chez lui, Grégory s’allongea sur son lit et envoya un texto à Léon : «On m’a dit que Strasbourg cherchait quelqu’un, tu crois que c’est bien ?». Pauvre Grégory Bourillon…

 

Par Pr Nico Lestairol & Dr Georges Cloonesque - Publié dans : Niais visage for men
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Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /Déc /2009 18:43

Encore un grand moment de sincérité que nous offre une fois de plus la mascotte de Remontés à Blog, Grégory Bourillon. Pour nous, il revient sur les 5 plus grands OM-PSG de l’histoire, et nous livre une expertise dont il a le secret. Admirez le coup d’œil de l’expert.

 

 

1971 : OM-PSG 4-2
Le tout premier duel de l’Histoire. Pas encore de rivalité entre les deux équipes : Paris vient de monter en Première division et s’incline logiquement face aux champions en titre.

 

L’avis de Grégory Bourillon : Je n’étais pas né encore, mais ma Mamie m’a souvent raconté ce match. A cette époque elle faisait partie des Claudettes, les danseuses de Claude François, et ils avaient été invités pour mettre l’ambiance à la mi-temps. Elle raconte que les marseillais les avaient très bien accueillies, même que les gens dans les tribunes trouvaient les Claudettes tellement jolies qu’ils leur avaient fait part de leur envie d’avoir des relations sexuelles à visée non reproductrices avec elles. Depuis ce jour c’est une tradition à Marseille, à chaque fois que les parisiens viennent jouer, tout le stade refait cette proposition en disant tout haut : « Paris, Paris, on t’en**** ».

 

Classico-1.jpg

Le premier OM-PSG de l’histoire. Les mentalités ont très peu évolué depuis.

 

 

 

1989 : OM-PSG 1-0
Premier vrai duel au sommet. L’OM de Papin, Allofs, et Forster affronte le PSG de Bats, Susic et Calderon. Le match est décisif pour le titre : les deux équipes sont alors au coude-à-coude. La rencontre est serrée du début à la fin et Paris tient un match nul qui lui donne une option sur le titre. Mais, à la toute dernière minute de jeu, Franck Sauzée décoche une frappe terrible de plus de 30 mètres et marque. L’OM obtiendra son premier titre de l’ère Tapie.

 

L’avis de Grégory Bourillon : J’avais 5 ans, c’était la première fois que je voyais un match de football à la TV. Je m’en rappelle bien parce que c’est aussi la première fois de ma vie que j’ai mangé du saucisson à l’ail. C’est mon papa qui en avait acheté, au début il préférait le saucisson normal et puis là il avait eu envie de changer, donc il avait pris du à l’ail, et il m’avait fait goûté et tout de suite j’ai bien aimé, donc je lui en avais demandé encore, et après on avait mangé tout le saucisson en entier. J’aime toujours beaucoup ce type de saucisson, même si des fois on en trouve des pas bons, ça dépend, mais avec du pain et un cornichon j’adore ça. Vous saviez que c’était polonais à la base, mais que… hein ? de quoi ? le match ? Ah, bah on a perdu, comme d’habitude.

 

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Le OM-PSG 1989, vu par Grégory Bourillon

 

 

1993 : OM-PSG 3-1
Trois jours après la victoire en Coupe des Champions, l’OM a un peu la gueule de bois. Les joueurs ont peu dormi et reçoivent une équipe parisienne en pleine progression, avec Ginola et Weah. Le PSG ouvre le score d’entrée, avant que les Marseillais ne se libèrent. Après son but contre Milan, Basile Boli marque un nouveau but d’exception, d’une tête de l’extérieur de la surface. Score final : 3-1 pour Marseille.

 

L’avis de Grégory Bourillon : Tous les gens se souviennent de ce match là pour la tête de Basile Boli. Moi, je m’en souviens à cause du catogan d’Eric Di Meco. Je n’avais jamais vu ça, sauf dans des clips des BeeGees qui passaient sur MTV. C’était trop nul, avec mes copains on se moquait trop de lui, on l’appelait Eric Di Francis Lalanne. La seule chose de dommage, c’est que je n’avais pas de copains. Du coup je rigolais tout seul en fait.

 

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La reconversion d’Eric Di Meco s’est très bien passée, merci pour lui.

 

 

 

 

2000 : OM-PSG 4-1
Les temps ont changé. Marseille se débat en fond de classement, miné par les problèmes financiers et l’instabilité chronique. Malgré des résultats inconstants, Paris figure parmi les favoris du championnat. C’est pourtant une équipe marseillaise volontaire qui inflige au PSG une lourde défaite. Malgré l’ouverture du score parisienne, puis une double expulsion des deux Leroy (côté marseillais et parisien), Perez, Pouget, Abardonado et Florian Maurice permettent à l’OM de se donner de l’air.

 

 

L’avis de Grégory Bourillon : Je venais d’entrer au centre de formation du Stade Lavallois quand a eu lieu ce match. C’est quand j’ai vu que le PSG a perdu sur des buts d’Abardonado et Pouget qu’a eu lieu le déclic pour moi : j’avais totalement ma place dans cette équipe ! Depuis ce jour, je me suis mis à m’entrainer très nullement, pour pouvoir un jour être assez nul pour rejoindre ce club. Vous imaginez mon émotion quand j’ai joué Nice pour la première fois, et que j’ai croisé Abardonado en vrai, alors que moi j’avais le maillot parisien sur les épaules. Mon rêve était enfin devenu réalité.

 

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Un Cyril Pouget rentre sur le pré, et c’est un Grégory Bourillon qui s’éveille.

 

 


 

2003 : OM-Paris 0-3
La différence est de taille entre les deux équipes et l’OM ne parvient plus à battre Paris. Les Parisiens l’emportent facilement et Ronaldinho réalise un vrai festival, en marquant notamment un but après avoir remonté la moitié du terrain. Fait rarissime : le public marseillais finit par applaudir un joueur parisien, Ronaldinho, émerveillé par le talent du Brésilien. Cette année là, le PSG bat trois fois l’OM.

 

 

 

 

L’avis de Grégory Bourillon : A cette époque, comme j’étais pas encore assez mauvais pour faire partie du PSG, j’étais parti jouer à Rennes. Là-bas j’ai énormément progressé vers le bas avec Toifilou Maoulida et Frédéric Piquionne, c’était un peu comme des mentos. Des… « mentors » ? Ah, on dit pas mentos ? Ah, bon, je croyais. Enfin bref, c’était un tremplin idéal pour moi. Un trampoline même, vu qu’ils étaient vraiment très très nuls. On avait regardé ce match tous ensemble et on avait pas compris, au début on croyait qu’on s’était trompé de chaine parce que c’était pas possible qu’un joueur aussi bon soit dans un match de Ligue 1 française. Et puis finalement c’est Toifilou qu’a remarqué que non, c’était bien OM-PSG, parce que quand le caméraman il montrait les filles dans public y’avait que des moches, et que y’avait qu’en France que c’était comme ça. Il est malin Toifilou, et puis en plus vu sa tronche ça l’arrangeait plutôt qu’elles soient moches les filles, sinon il aurait eu aucune chance.

 

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« Allez, viens, roule moi une pelle ». « Ca va pas non ? Je préfère encore emballer une des meufs du public ».

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Pr Nico Lestairol & Dr Georges Cloonesque - Publié dans : Dans la vaseuse ligne
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