Exceptionnellement, notre blog reçoit la participation de trois éminents spécialistes du GF38, afin de parler avec le Dr Georges Cloonesque -par ailleurs animateur d'un blog alpin sur un site de foot et d'eau fraîche- de cette équipe merveilleuse pétrie de talent. Mais surtout de lose. Pour vous donc, le Gratin dauphinois va vous conter l'effectif du GF38. Merci à Chrétien des Alpes, smells like green spirit et à un marseillais angora.
Perdu au milieu des alpages, regardons par la lunette cette petite bourgade engoncée dans sa cuvette de montagnes et son anorak. Oui, baignant dans une douce lumière à peine voilée par une chape de pollution que ne renieraient pas certains bars avant l’interdiction de fumer, apparaît alors celle qui fut ville olympique : Grenoble. Patrie du gratin, de la noix et de la Chartreuse, il tombait sous le sens que ces trois grands principes aller se retrouver dans l’équipe fanion de la ville, le Grenoble Foot 38, ou plus communément le GF38 voire le GF (ou plus récemment « ces putains de brêles ») : le gratin des joueurs à la noix qu’on ne peut supporter voir jouer que sous l’emprise de la Chartreuse justement. Et cette année, le supporter malheureux (ou abonné, ce qui revient au même) peut rêver d’une empreinte que laissera le GF38 à jamais dans l’histoire de la L1, voire sur l’Europe. En ce sens, annoncer l’Europe en 2014 était sans doute trop pessimiste, on risque de l’avoir cette année l’Europe. D’ailleurs, depuis le début de la saison, on se rapproche de cette victoire inéluctable : c’est le final countdown. Cette sympathique équipe, dont le doux surnom de « Nancy des Alpes » voire des ch’tisérois, qui ronronne avec sa nouvelle maxime « ensemble gagnons les sommiers », mérite que nous portions notre attention sur les différentes personnes qui composent cette équipe. Au vu de la saison grenobloise, nous avons décidé de vous présenter certains joueurs de l’équipe sous un angle improbable et foutraque. Parce que c’est moins douloureux.
Commençons par l’entraîneur
A tout saigneur, tout honneur, nous allons débuter par le coach qui nous a fait monter en L1 il y a deux ans
maintenant. Ah Mecha (son surnom officiel), ses changements parfois tardifs, des coachings étranges, des joueurs fantomatiques laissés sur le terrain, cette volonté de ne jamais jouer avec moins
de deux milieurs défensifs. Vous voyez à qui nous pensons ? Oui, Mecha, c’est Raymond DoMemet en version slave. Bon même si cette année il est possible de voir l’équipe jouer avec un seul
milieu défensif. Surtout quand David J. décide que bon un match c’est trop long, et préfère rentrer se doucher avant les autres.
Oui c’est ça Mecha, la joue gauche après la droite.
Les consignes du coach ont été respectées contre Rennes.
Non mais tu as eu des attaq…Hein ?! Moreira ??!!
Défense de rire
On le sait, on nous le répète, le GF était une équipe dure à jouer, qui vous rentrait dedans, avec un impact physique assez marquant et une moule incroyable, il faut bien l’avouer. Bref une équipe de morts de faim, sévèrement burnée. C’est par cette subtile transition qu’on peut alors vous introduire Laurent Courtois (1), alias PornStar. Ce gaucher déniché à Levante (et contre qui le GF ne veut jouer aucune rencontre amicale, même dans ses plus noirs désirs, car même à 8 contre 11, Levante l’emportera) est un des seuls créateurs de l’équipe, capable d’enfoncer les défenses mais avec la fâcheuse tendance à ne balancer la purée qu’après 12738273109 crochets et autres coups de rein inutiles. Pourquoi Pornstar ? Sans doute du fait de certaines similitudes avec un ancien membre de Boyzband qui s’est reconverti dans cette lucrative activité. En fouillant un peu plus ses archives personnelles, nous avons réussi à trouver son artiste préférée – Marianne Facefull – et un vieux DVD de Clint Eastooche (Gland Torino). Finalement ce surnom n’était pas si mal trouvé.
Ah ouais Claude, respect mec !
Et mettre des coups, ce n’est pas que l’apanage de PornStar. Un certain David J. est réputé pour cela (il a déjà à son actif deux cartons rouges en 4 matchs), en plus d’être connu pour son sens du placement aléatoire, sa grinta inexistante, et sa vitesse de lombric. Voyons un peu à quoi ressemble au niveau visagial le faciès d’un assassin de chevilles.
Oui, normalement il y a ma carrière derrière moi, mais j’ai préféré y jeter un voile pudique.
Oui, sur un terrain, je fais tout à l’envers. Même m’habiller.
Et ce genre de grabataire sanguinaire n’agit pas seul, non, planquez vos enfants. Car deux autres énergumènes sévissent dans le vestiaire grenoblois : Milivoje Vitakic et Bojtsan Cesar, tout deux présidents d’honneur du fan club de Charlélie Couture. Et pour cause. Capable d’impressionner les attaquants adverses par des tacles tirés des plus grands succès de Chuck Norris, ces derniers se mettent à lancer des appels aux sutures avant même que les tacles ne touchent leur carotide. Oui mais le foot est un sport viril. Et les matchs de L1 en sont un révélateur, parfois cruel pour Mr Benoît P, meneur de jeu à Auxerre comme l’a fait remarquer élégamment Mr Nicollin. Bref, pour résumer ces trois lascars, une citation de Chuck Norris semblent assez adéquate : « Moi, je mets les pieds où je veux. Et c’est souvent dans la gueule ». Place au trombinoscope maintenant.
Ouais je fais du break. Mais sur tes jambes.
Ah joli geste défonsif Botsjan, j’ai encore du boulot pour y arriver.
Mais dans cette clique de brutes épaisses, il est une fleur qui pousse, un îlot de douceur et d’interventions propres : Sandy Paillot, ou Saaaaaannnnnnddddddddddddddyyyyyyy pour les intimes. Il est à la fois ce qui nous différencie et ce qui nous fait ressembler aux lyonnais : on n’a pas la même passion, mais on a le même Paillot. Ne pas mettre Sandy sur le terrain, c’est un crime de lèse-majesté. Y foutre Jemmali, c’est un crime d’alèse-majesté.
Exclusif : la chambre de Jeanroucas
(1) Oui, PornStar en défense, ça fait deux matchs qu’il y joue, et vu que Jemmali refait des siennes, on devrait l’y revoir.
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